Test – Notre avis sur Persona 5 (PS4) !

Test – Notre avis sur Persona 5 (PS4) !

Persona 5

Après 9 ans d’attente, les fans de la célèbre licence d’Atlus peuvent enfin se réjouir : ce premier semestre 2017 marque le retour du célèbre J-RPG Persona ! Ce Persona 5, dérivé de la série Shin Megami Tensei, vous plongera comme les précédents épisodes, dans la peau d’un lycéen déchiré entre ses études, pression de la société et ses expériences sociales. Mais rassurez-vous, nul besoin d’avoir joué à Persona 4 pour apprécier, à sa juste valeur, le 5ème volet de la saga disponible sur PS3 et PS4.

Une intrigue prenante et bien ficelée

Le lycéen que vous incarnez est injustement accusé de coups et blessures après avoir aidé une jeune femme harcelée par un homme politique un peu saoul. Stigmatisé et rejeté par votre famille, vous êtes donc envoyé dans le seul lycée à Tokyo qui a bien voulu de vous malgré votre casier judiciaire, le lycée Shujin. Mais c’est sans compter votre coeur rebel et vos faux airs d’Arsène Lupin que vous allez profiter de cette opportunité pour mettre un terme à toute ces injustices et aider vos prochains à l’aide du pouvoir des Personas.

Dès le début de Persona 5, le jeu pose les bases de l’histoire afin de montrer toute l’étendue et la complexité de coupler votre vie lycéenne au monde onirique des Persona. Le concept des Persona renvoie au “masque social” que portent les individus afin de se conformer à la société. Se libérer de ce “masque social” équivaut à se débarrasser de ses perversions dont on a souvent peur d’affronter, et réveiller en nous un pouvoir qui permet d’aider ceux dans le besoin. Il est donc de votre devoir, en tant que Phantom Thief, de purifier ces coeurs aux désirs sordides, en volant “Le Trésor”. Ce butin est le seul moyen de changer l’âme d’une personne. Les fans de la saga seront donc contents de retrouver Igor, le maître de la Velvet Room, vous souffler ses conseils toujours aussi énigmatiques. Comme tout bon gentleman cambrioleur que vous êtes, vous allez explorer et vous infiltrer dans les “ Palaces “ pour y dérober Le Trésor.

Un Palace est un lieu sous forme de donjon représentant la psyché distordue d’une personne. Votre but est donc d’intervenir au coeur de ce monde alternatif afin de rendre la personne meilleure dans le monde réel. Au fil de l’aventure d’autres lycéens se joindront à votre quête afin d’affronter ces coeurs tous plus ténébreux les uns les autres.

Et là vous vous demandez comment passer du monde réel au Palace ? Tout simplement avec  le gadget préféré des lycéens : votre smartphone. Et oui cela change de la télévision de 

Persona 4. En tout cas chaque personne que vous allez purifier soulèvent des thèmes profonds et actuels  auxquels on s’identifie très vite tels que l’harcèlement, la corruption ou l’injustice.

“ You are the prisoner of fate “

“Do you have the resolve to challenge the distorsion of the world ? “

Un gameplay corsé

Autant vous dire que Persona 5 n’est pas un J-RPG lambda, c’est une aventure qui se vit à 200% car contrairement à ses prédécesseurs, le jeu démarre très fort dès les premières minutes : vous débutez tout d’abord par une série d’action qui vous emmène à votre premier combat. Ainsi vous pouvez tester les mécaniques du tour par tour entre l’utilisation du pouvoir des Persona, choisir un item, mettre la garde, attaquer et nouveauté par rapport à Persona 4 : utiliser un gun.

Il est également possible d’élargir son panel de Persona en lui demandant en fin de combat de rejoindre votre équipe ou bien lui soutirer des items ou de l’argent.

Comme à tous les volets de la série, vous pouvez faire évoluer vos pouvoirs grâce à vos compétences sociales : le knowledge (connaissance), charms (charisme), profiency (compétences) et guts (cran). N’oubliez pas chaque interaction sociale impacte votre gameplay.

Si c’est votre premier Persona, le temps d’adaptation est assez rapide et intuitif, les habitués reconnaîtront déjà le noms des attaques. Les combats demandent surtout une bonne stratégie d’anticipation des mouvements ennemis ce qui rend la tâche plus difficile qu’on ne le croit. Plus 

vous avancez dans Persona 5, plus les ennemis sont coriaces. Sachez juste que collectionner et fusionner vos Persona sont aussi l’un de vos points forts stratégiques.

Autre nouveauté de ce Persona 5, c’est ce coté infiltration : en effet si vous vous faîtes trop repéré par l’ennemi durant l’exploration de votre Palace, vous risquez même de devoir quitter les lieux et mettre en péril votre mission. Le but est donc de prendre les ennemis par surprise et non en frontal comme dans les précédents volets, ce qui peut s’avérer plus pénible qu’autre chose.

Concernant la difficulté du jeu, vous avez les classiques Facile, Normal et Difficile mais vous avez également la possibilité de faire le jeu en mode “Safe” c’est à dire que si vous voulez vous concentrer uniquement que l’histoire et que vous mourrez pendant un combat, vous pourrez donc réessayer autant de fois qu’il le faut pour battre votre ennemi sans que cela affecte l’histoire. L’avantage par rapport aux prédécesseurs c’est que vous pouvez sauvegarder à n’importe quel moment du jeu, avec le bouton option sur PS4. D’ailleurs si vous sentez perdus dans vos tâches, une indication de vos prochaines mission est disponible en haut à droite de votre dashboard.

Une direction artistique soignée et une bande-son convaincante

Persona 5 est à la PS4 ce qu’était Persona 4 pour la PS2 c’est à dire, une certaine classe visuelle. Alors certes ce n’est pas le wow effect, mais l’ensemble reste quand même très harmonieux avec ce rouge et noir prédominants mêlés à l’univers graphique mi-comic mi-anime. Que ce soit les animations, les transitions ou bien les décors, rien n’a été laissé au dépourvu, le soucis du détail est bien là. Si vous avez déjà voyagé à Tokyo, vous allez même ressentir une pointe de nostalgie tellement la ressemblance est frappante.

Par ailleurs, tout est fait pour rappeler l’univers chic et cool d’Arsène Lupin, de part la ressemblance de votre protagoniste principal, certains lieux (le café Leblanc), et le nom de votre premier Persona ! Mais  quel dommage de ne pouvoir ni streamer ni prendre des captures d’écran : il aurait été plus sympa de ne pas pouvoir se cantonner qu’aux interactions sociales in-game et de pouvoir partager la beauté de ce jeu avec nos amis IRL.

En tout cas, nous émettons un coup coeur pour cette bande son très jazzy et énergique qui est tout à fait à l’image du jeu.

Conclusion : un des meilleurs J-RPG de ce début d’année !

C’est simple, pour nous c’est un grand oui. Persona 5 revient plus fort, plus grand, plus beau. C’est un chef d’oeuvre que l’on vous recommande chaudement surtout si vous êtes amateurs de J-RPG et des mécaniques du tour par tour. Le jeu est à l’effigie de son protagoniste, à savoir: profond, charismatique et exigeant. Certes il peut vous rebuter par la longueurs des dialogues, mais il a l’élégance et l’intelligence de vous transporter vers une intrigue bien ficelée.

Pas de réelle surprise au niveau de gameplay, ce qui permet une prise (ou reprise) en main assez facile. Le seul bémol, en plus de ne pas pouvoir le streamer, est l’indisponibilité d’avoir le jeu en version française, mais bon, si cela peut vous rendre bilingue anglais dans la foulée, c’est à prendre en compte.

En tout cas cette vie lycéenne et trépidante dans les rues de Tokyo en tant que Phantom Thief nous a totalement séduit. Et puis si comme nous vous êtes un peu trop épris au jeu, vous allez même vous surprendre à regarder vos applications de navigation autrement 😉

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