NVIDIA dévoile le DLSS 4.5 et le Dynamic Multi Frame Gen

6 Jan 2026 | #HighTech, HIGHTECH – MIS EN AVANT

Dynamic Multi Frame Gen

L’édition 2026 du CES confirme le changement de paradigme chez les verts. Au-delà de la puissance brute des cœurs CUDA, NVIDIA mise sur une refonte totale du pipeline de rendu via l’IA. Avec l’introduction de la « Dynamic Multi Frame Generation » sur les RTX 50 Series et l’arrivée de la mémoire persistante pour les PNJ, voici une analyse technique des annonces de Las Vegas.

Si la course aux fréquences d’horloge reste d’actualité, la véritable bataille se joue désormais sur l’efficacité du traitement neuronal. NVIDIA a dévoilé au CES une suite de technologies visant un objectif précis : découpler la fluidité visuelle de la charge de calcul native, permettant ainsi d’atteindre des seuils de performance inédits sur des moteurs en Path Tracing (traçage de chemin complet).

DLSS 4.5 : Une interpolation x6 pour saturer les écrans 240Hz

C’est l’évolution majeure de cette année. Le DLSS 4.5 ne se contente plus d’upscaler une image ; il restructure la fluidité même du jeu grâce à la Dynamic Multi Frame Generation.

D’un point de vue technique, le saut générationnel est massif. Là où les versions précédentes inséraient une image intermédiaire, le nouveau mode 6X Multi Frame Generation permet au GPU de générer jusqu’à cinq images par IA pour une seule image rendue traditionnellement par le moteur graphique.

Ce ratio de 1:5 est rendu possible par les capacités des cœurs Tensor des GeForce RTX 50 Series. L’objectif affiché est clair : permettre le jeu en Path Tracing intégral, en résolution 4K, tout en maintenant un framerate supérieur à 240 FPS. C’est la réponse de NVIDIA à la demande croissante de fluidité extrême pour les titres compétitifs et narratifs.

Parallèlement, la composante Super Resolution du DLSS bénéficie d’une mise à jour logicielle critique avec l’intégration d’un modèle « transformer » de seconde génération. Ce modèle d’IA, disponible dès maintenant via la NVIDIA App pour tous les GPU RTX, promet une reconstruction d’image plus fidèle, réduisant les artefacts temporels (ghosting) sur plus de 400 titres existants.

Le calendrier de déploiement : La génération d’images dynamique arrivera au printemps. Elle sera supportée au lancement par des titres techniquement exigeants tels que :

  • 007 First Light
  • Phantom Blade Zero
  • PRAGMATA
  • Resident Evil Requiem

G-SYNC Pulsar : La stroboscopie variable au service de la clarté

L’augmentation du taux de rafraîchissement ne suffit pas si la persistance rétinienne crée du flou. Les nouveaux moniteurs G-SYNC Pulsar, disponibles dès cette semaine, s’attaquent à ce problème via une innovation matérielle : la stroboscopie de rétroéclairage à fréquence variable.

Contrairement aux technologies de réduction de flou (ULMB) classiques qui imposent souvent une luminosité fixe ou une fréquence rigide, le G-SYNC Pulsar synchronise le clignotement du rétroéclairage avec le VRR (taux de rafraîchissement variable). Résultat : une clarté de mouvement effective perçue supérieure à 1 000 Hz, permettant un suivi de cible (tracking) d’une précision chirurgicale.

NVIDIA y adjoint le G-SYNC Ambient Adaptive, utilisant des capteurs de lumière intégrés au moniteur pour calibrer dynamiquement la courbe gamma, la température de couleur et la luminosité en fonction de l’environnement physique du joueur.
NVIDIA ACE et RTX Remix : L’IA au cœur du gameplay et du modding

L’IA ne sert plus uniquement au rendu graphique, elle s’invite dans la logique même du jeu (Game Logic).

Des PNJ à mémoire persistante

Avec NVIDIA ACE, les personnages non-joueurs (PNJ) gagnent en autonomie via des modèles de langage avancés (LLM) exécutés localement ou dans le cloud :

  • Conscience contextuelle : Dans Total War: PHARAOH, l’IA conseillère analyse l’état complet du jeu (ressources, positions, menaces) pour fournir une aide stratégique pertinente en temps réel.
  • Mémoire à long terme : Dans PUBG: BATTLEGROUNDS, le coéquipier « PUBG Ally » utilise une nouvelle architecture mémoire lui permettant de retenir les interactions passées. Il ne se contente pas de réagir à l’instant T, il adapte sa communication tactique en fonction de l’historique de vos performances précédentes.

RTX Remix Logic : Le modding sans code source

Pour la préservation et la modernisation des jeux classiques, RTX Remix Logic introduit un système de « logique inverse ». Il permet aux moddeurs d’associer des effets graphiques modernes (lumières dynamiques, fumée volumétrique) à des événements in-game spécifiques, via plus de 900 paramètres configurables. La prouesse réside dans le fait que cela fonctionne sans avoir accès au code source du moteur d’origine, en interceptant les appels de rendu (draw calls) en temps réel.

Accélération IA Locale et Cloud Gaming Haute-Fidélité

L’écosystème GeForce NOW monte en gamme en intégrant des serveurs équipés de performances de classe GeForce RTX 5080. L’infrastructure s’ouvre également aux périphériques de simulation complexes (HOTAS – Hands-On Throttle-And-Stick), garantissant une latence suffisamment faible pour les simulations de vol exigeantes.

Enfin, pour les créateurs, les PC IA RTX deviennent des stations de travail optimisées pour l’IA générative :

  • Optimisation VRAM : Réduction de 60 % de l’utilisation de la mémoire vidéo pour la génération d’images/vidéos grâce au support natif de la précision NVFP4/FP8.
  • Intégration Workflow : Accélération directe dans ComfyUI et optimisations PyTorch-CUDA, offrant jusqu’à 3x plus de performance pour les modèles de diffusion.
  • Inférence SLM : Les petits modèles de langage (SLM) voient leur vitesse d’inférence grimper de 35 % via Ollama et llama.cpp, renforçant l’attrait du traitement local pour la confidentialité des données.

SOURCE : COMMUNIQUE DE PRESSE – NVIDIA – THE MESSENGERS