Mewgenics est disponible via Steam

11 Fév 2026 | Jeux vidéo

Mewgenics : L’avènement du simulateur de génétique tactique sur Steam

Le paysage du jeu indépendant franchit une étape charnière avec la sortie officielle de Mewgenics sur la plateforme Steam. Développé par Edmund McMillen et Tyler Glaiel, ce titre, dont la genèse remonte à plus d’une décennie, s’établit comme un hybride complexe entre le RPG tactique au tour par tour, le roguelite et la simulation de vie. Fondé sur un système de génétique persistante, le jeu propose une expérience où la biologie des personnages définit intégralement la stratégie de combat.

Une structure de jeu à deux piliers

L’architecture de Mewgenics repose sur une boucle de gameplay scindée en deux phases interdépendantes : la gestion domestique au sein du comté de Boon et les expéditions d’aventure. Dans la phase de simulation, le joueur gère une ménagerie de chats dans une vue en profil 2D. Cette étape permet d’organiser l’habitat, de redécorer les pièces avec du mobilier collecté et d’interagir avec des personnages non-joueurs tels que Frank, responsable des améliorations de la maison. C’est ici que s’opère le cycle de reproduction, où deux chats peuvent engendrer une progéniture héritant de leurs traits physiques, de leurs statistiques et de leurs mutations.

Une fois l’équipe constituée, le joueur engage ses félins dans des aventures structurées en chapitres. Chaque expédition se compose de nœuds de navigation incluant des combats, des rencontres aléatoires, des boutiques et des affrontements contre des boss. La particularité du titre réside dans son système de « Legacy » : les chats ayant participé à une aventure prennent automatiquement leur retraite, imposant ainsi une gestion rigoureuse de la lignée pour assurer la continuité de la progression.

Profondeur tactique et système de classes

Le combat s’articule sur des grilles procédurales, souvent de format 10×10, où le positionnement et l’interaction avec l’environnement sont primordiaux. Le jeu intègre plus de 1 000 capacités uniques et 900 objets, offrant une variété de synergies quasi infinie. Le système de progression s’appuie sur plus de 10 classes de personnages, dont le Fighter, le Mage, le Hunter, le Tank ou encore le Necromancer.

Chaque classe dispose d’un arbre de 75 compétences propres, permettant de spécialiser les unités selon des archétypes précis :

  • Le Tank : Reconnaissable à sa tête carrée, il absorbe les dégâts et gère le niveau de menace.
  • Le Glass Cannon : Souvent doté d’une tête triangulaire (Mages ou Hunters), il inflige des dégâts massifs mais possède une résistance limitée.
  • Le Cleric : Indispensable pour le soin, bien que vulnérable car incapable de se soigner efficacement lui-même.

Un écosystème biologique et technique

L’aspect biologique est renforcé par la présence de mutations, de maladies et d’afflictions qui modifient l’apparence et les capacités des chats. Ces éléments, allant d’une tête supplémentaire à des capacités environnementales comme la marche sur l’eau, peuvent être transmis de manière héréditaire. Le jeu ne recule pas devant une esthétique crue, incluant des effets de sang, de démembrement et des mécaniques liées aux fluides corporels, comme la compétence « Number One » permettant de créer des dalles d’eau pour contrer des malus environnementaux tels que la « Heatwave ».

SOURCE : COMMUNIQUE DE PRESSE – Edmund McMillen – Tyler Glaiel