Test – Notre avis sur Train Simulator 2018 (PC)

Test – Notre avis sur Train Simulator 2018 (PC)

Train Simulator 2018

Disponible depuis le 6 Novembre, Train simulator 2018 se veut être la référence en terme de simulation de conduite ferroviaire. Et, si après avoir vu des trailers du jeu, vous êtes curieux d’avoir notre avis avant de faire le choix de l’acheter ou non, vous êtes au bon endroit !

Et, pour commencer direct, sachez que la première chose qui saute aux yeux et le niveau de difficulté qui, à l’instar de Flight Simulator, vous obligera à prendre le temps de parcourir les cours de conduite proposés dans le jeu. Contrairement à d’autres jeux portant « simulator » dans leur nom (Farming ou Euro Truck), TS 2018 ne laisse pas tellement la possibilité d’apprendre par soi même et découvrir, à son rythme le monde ouvert. La conduite d’un train est, en effet, loin d’être innée, demande du temps et de la concentration, et c’est à l’Academy que vous apprendrez bon nombre de manœuvres et de codes indispensables à votre apprentissage.

Dans ce mode, vous apprendez, via des tutos assez courts et clairs avec les 4 modèles disponibles (électrique, EAD, Vapeur et Diesel), à démarrer, varier et jauger entre frein, différentiel et puissance, bien entendu en ayant, précédemment, appris à assurer la montée des passagers… Vous apprendrez aussi comment faire le plein de Diesel, de charbon ou d’eau, comment atteler ou encore changer l’aiguillage. Enfin vous apprendrez, via différents niveaux de difficultés, les codes de signalisations sur la voie, mais aussi dans le train avec les différents systèmes d’alertes. Mais bon, vous l’aurez compris, avant de démarrer la carrière, si vous êtes novice vous aurez besoin de quelques heures de tutos pour connaître l’ensemble des fonctionnalités des trains. A noter que si c’est seulement les voyages courts en électrique qui vous intéressent, il ne vous suffira de suivre qu’une partie des tutos de l’Academy.

Une fois ces derniers réussis et acquis, ce jeu, qui semblait inaccessible, devient plutôt plaisant et, pour les curieux, vraiment très intéressant ! D’ailleurs, si vous prenez souvent le train, vous comprendrez beaucoup mieux ce qu’il se passe lorsque vous approchez de gares, d’intersections ou autres ainsi que le ralentissement de votre train dans certaines zones. Vous saurez interpréter les différents bruits et mouvements après avoir conduit quelques trains. Une fois votre diplôme de l’Academy obtenu, nous vous conseillons de vous lancer dans la carrière, même si vous aurez aussi le choix avec le « Quick drive » et le « Workshop », l’un vous permettant de personnaliser votre trajet entre stations, le pays, le train et la météo, l’autre vous donnant accès aux fichiers de la communauté et à leur créations. Attention tout de même, vous ne pourrez accéder à toutes les créations seulement si vous possédez les DLC nécessaires. Vous avez également accès à une section scénario, vous permettant de créer de nouvelles gares, de nouveaux tracés ou encore de modifier les stations actuelles.

La carrière vous permet de prendre en main 7 modèles :

  • Class 221 (Super Voyager) Virgin l’équivalent d’un TER Diesel
  • DB BR442 Talent 2 l’équivalent d’un TER électrique
  • EMD GP38-2 pour le transport de fret
  • MP36PH-3C, un TGV Diesel
  • Class 175 (Coradia) l’équivalent d’un inter-cité
  • Class 158 (Sprinter)
  • OBB 2016

Et, pour découvrir les simulations de trains c’est largement suffisant. Ce mode vous propose, de plus, de participer à de multiples missions, aux difficultés et à la durée différentes. Le but, dans ces dernières, étant de respecter les limitations de vitesses, les horaires, de veiller à la montée des passagers à l’heure, après immobilisation du train, sous peine de perdre des points. D’ailleurs, faite attention, ces derniers diminuent vite et vous devrez en avoir 1000 pour récupérer les 3 étoiles synonyme de mission parfaite !

Vous partirez de trois gares différentes : Peninsula Corridor San Francisco, Mittenwaldbhan sur le domaine allemand et autrichien à travers les Alpes, et North Wales Coastal, où vous traverserez des villes du Pays de Galles et des villages typiques. Dans le mode carrière les missions vous imposeront le train selon la gare choisie ou inversement ainsi que la météo. En revanche, en mode « Quick Drive », vous pourrez, si vous le désirez, faire rouler un « TGV » Diesel sur les voies de montagnes allemandes, mais, attention aux freins dans les virages… Vous risquez d’être surpris.

Cependant après 10h sur le jeu, et malgré la difficulté de certaines missions, loin d’être linéaires et qui demandent plusieurs essais parfois, vous aurez vite compris le principe et les règles de conduite d’un train, et là, vous chercherez d’autres trains, plus communs ou plus rapides, d’autres cargaisons de fret, … Et la limite du « tout public » s’arrête là. En effet, au-delà, il vous faudra mettre de l’argent dans le jeu en investissant dans des “DLC” payants. Par exemple, vous devrez débourser, au minimum 4€ pour un wagon ou une cargaison et jusqu’à 20€ pour une locomotive à vapeur. Le jeu disponible pour une vingtaine d’euros ne pouvait pas être beaucoup plus complet, mais la frustration est grande quand vous êtes devenu curieux ou que vous êtes un amateur de jeux de simulation en général.

Mais, pour des passionnés et connaisseurs, prêts à mettre un peu plus d’argent, les possibilités d’achat dans le Workshop sont immenses, et les créations sont impressionnantes. Ajoutez à cela les DLC pour des extensions de « railway » en France par exemple et, le jeu peut devenir plus cher, mais, forcément, beaucoup plus complet. Inutile donc de souligner que Train Simulator est un jeu s’adressant, tout d’abord, aux passionnés, mais aussi à un public plus large par son potentiel immense et son contenu. Concernant l’immersion, elle est totale, et c’est surtout grâce au bruit des accélérations et des différents moteurs qu’on le remarque car ces derniers, tout comme le fond bruyant lors du démarrage en gare, vous donnent une réelle impression de puissance dans votre train.

Niveau visuel, le jeu offre une dizaine de caméras différentes (cabine, toit, fenêtre, passager, aérienne…), plutôt complet et intéressant par rapport aux autres jeux du genre qui n’en proposent, généralement que 5 ou 6 maximum. Les graphismes intérieurs sont corrects, et la vue FPP plutôt immersive, et les trains ne sont pas magnifiquement modélisés, malheureusement. Vous profiterez difficilement du paysage car assez peu travaillé de (très) loin, mais il est de toute façon assez difficile de trouver le temps étant donné la concentration nécessaire pour conduire votre train.

Si l’utilisation des commandes souris ou clavier vous semble compliquée et que vous souhaitez un peu plus profiter de l’extérieur, vous avez un tableau de bord en over-lay dans toutes les vues, ce qui vous permet de contrôler la machine en permanence. Le paysage proche et les gares sont bien remplis et construits, au loin c’est déjà plus compliqué.

Les graphismes intérieurs sont corrects, et la vue FPP plutôt immersive, le train vu de l’extérieur est tout aussi travaillé même si parfois un peu mal défini. Vous profiterez difficilement du paysage car assez peu travaillé de (très) loin, mais il est, de toute façon, assez difficile de trouver le temps étant donné la concentration nécessaire pour conduire votre train.

Vous l’avez compris, Train Simulator 2018 est un jeu accessible, autant financièrement qu’au niveau de sa prise en main, et permettra, aux passionnés de trains, comme aux curieux, de découvrir, en douceur, les jeux de simulation. Et, même si, le jeu n’est pas forcément une claque graphique, sa force se trouve dans l’immersion qu’il propose et sa fidélité à la réalité. Seul soucis, il existe encore pas mal de petits bugs de son, des touches d’action par toujours effectives et un contenu un peu faible, malgré la présence d’un WorkShop vous permettant de récupérer des nouvelles locomotives et/ou des tracés.

14,5/20

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