Dagada’s Story
Les amateurs de jeux de plateforme rétro ont désormais un nouveau titre à surveiller. Avec Dagada’s Story, le développeur indépendant Matthieu Lu signe un puzzle-platformer narratif en pixel-art qui revendique son héritage des classiques de la Super Nintendo, et plus particulièrement de Yoshi’s Island. Prévu sur Steam et Nintendo Switch, ce jeu solo promet une aventure d’environ cinq heures, mêlant exploration, énigmes et séquences de plateforme dans un univers entièrement original.
Un hommage assumé aux grands classiques du jeu de plateforme
Dagada’s Story s’inscrit dans la tradition des jeux de plateforme en 2D qui ont marqué les années 1990, tout en proposant une approche moderne de leurs mécaniques. L’objectif affiché par Matthieu Lu est de faire découvrir ou redécouvrir l’histoire du genre à travers des niveaux revisitant certaines idées emblématiques des jeux de plateforme de l’époque SNES, mais aussi des références remontant jusqu’aux premiers représentants du genre dans les années 1980.
Loin de se limiter à un simple exercice nostalgique, le projet entend moderniser cette formule grâce à une narration plus présente, une progression centrée sur l’exploration et un gameplay construit autour de deux personnages complémentaires.
Une aventure entre exploration, énigmes et narration
L’histoire débute lorsque Dagada, après le crash de son vaisseau spatial, se retrouve bloqué sur une planète inconnue au climat hostile. Rapidement aidé par les habitants d’un village et par son nouvel allié Naou, il entreprend d’explorer une mystérieuse montagne afin de récupérer les outils nécessaires à la réparation de son appareil.
Au fil de l’aventure, les deux compagnons découvrent qu’une étrange créature menace l’équilibre de la région. Cette catastrophe imminente constitue le fil conducteur d’une narration qui repose autant sur les scènes mises en scène que sur la narration environnementale. Les décors, les ruines et les différents lieux visités participent ainsi à raconter l’histoire sans interrompre constamment le rythme du jeu.
Le scénario aborde également la question du changement climatique, intégrée au contexte du monde imaginé par le développeur, sans faire perdre de vue l’esprit positif de l’aventure.
Deux héros complémentaires au cœur du gameplay
L’une des principales particularités de Dagada’s Story réside dans l’alternance entre ses deux personnages jouables.
Dagada possède les capacités classiques d’un héros de plateforme : il peut sauter, grimper et déplacer des objets lourds afin d’ouvrir de nouveaux passages ou résoudre certains puzzles.
Naou, de son côté, apporte une approche différente grâce à sa capacité à voler et à utiliser une énergie spéciale permettant notamment d’activer des pierres mystérieuses indispensables à la progression.
Cette complémentarité est au centre de la conception des niveaux. Chaque zone propose une situation de jeu différente, alternant exploration paisible, résolution d’énigmes et séquences de plateforme plus exigeantes.
L’aventure s’articule autour d’un village servant de hub principal. Au fur et à mesure de la progression, celui-ci évolue et permet d’accéder à de nouvelles régions de la montagne. Les joueurs pourront également collecter différents outils et matériaux afin de réparer le vaisseau spatial de Dagada ainsi que divers objets utiles aux habitants.
Parmi les autres fonctionnalités annoncées figurent un cycle simple jour/nuit, des quêtes annexes, des secrets à découvrir et plusieurs mondes librement explorables.
Une direction artistique inspirée de Yoshi’s Island
L’identité visuelle de Dagada’s Story repose sur un pixel-art coloré directement inspiré de Yoshi’s Island, un style volontairement peu exploité dans la production actuelle selon son créateur.
Les environnements ne se limitent toutefois pas à cette influence vidéoludique. Les ruines anciennes rencontrées durant l’exploration empruntent notamment leur architecture aux temples d’Angkor, renforçant l’impression de mystère et de découverte qui accompagne l’aventure.
L’ambiance sonore suit la même philosophie. Les compositions de Tomas Palazzi s’appuient sur une instrumentation chiptune rappelant les bandes originales des années 1990, avec des inspirations revendiquées de compositeurs comme Koji Kondo, David Wise ou Rémi Gazel. Certaines pistes intègrent également des influences électroniques inspirées d’artistes comme Aphex Twin ou Daft Punk.
Une équipe internationale autour de Matthieu Lu
Si Matthieu Lu assure la réalisation et le développement du projet, Dagada’s Story réunit plusieurs collaborateurs internationaux.
La direction artistique en pixel-art est confiée à Patricia Tavarez, tandis que la bande originale est composée par Tomas Palazzi. Sébastien Arbelet accompagne la communication autour du jeu et Macéo Cazals intervient sur l’assurance qualité (QA). Le projet bénéficie également du soutien de nombreux membres de sa communauté et d’associations participantes.
Informations pratiques
Dagada’s Story est actuellement annoncé sur Steam et Nintendo Switch. Le jeu sera proposé en français, anglais et japonais, avec une classification PEGI 7.
Le titre vise une durée de vie d’environ cinq heures pour une première partie et devrait être commercialisé aux alentours de 15 euros. À ce jour, sa date de sortie n’a pas encore été annoncée.
Avec son mélange d’exploration, de puzzles, de plateforme et de narration, Dagada’s Story se présente comme une lettre d’amour aux jeux de l’ère Super Nintendo, tout en cherchant à proposer une expérience contemporaine accessible aux nouveaux joueurs comme aux passionnés de rétrogaming.





