Ghislain Foucque et Jérémy Noble lancent Kaïdo, le compagnon IA des enfants

10 Sep 2026 | #HighTech

KAÏDO

Alors que l’intelligence artificielle s’intègre de plus en plus dans le quotidien, deux entrepreneurs français, Ghislain Foucque et Jérémy Noble, lancent Kaïdo, un compagnon scolaire vocal sans écran destiné aux élèves du CP au CM2. Son objectif est de guider les enfants vers le raisonnement autonome plutôt que de leur fournir des réponses immédiates.

Cette initiative répond à un constat fréquent : les parents consacrent en moyenne 30 minutes par soir aux devoirs de leurs enfants, soit plus de 70 heures par an. Malgré cet investissement, les leçons restent souvent incomprises, et les cahiers sont remplis sans que l’apprentissage ne soit réellement consolidé.

Une approche pédagogique innovante

Kaïdo se présente sous la forme d’une petite sphère discrète, dénuée d’écran ou de clavier. L’enfant interagit vocalement avec l’appareil, qui le guide par la voix, chaque étape étant appuyée par un signal lumineux. Au cœur de ce dispositif se trouve un moteur pédagogique sophistiqué, élaboré en collaboration avec un consortium d’enseignants. Ce moteur détermine la manière dont Kaïdo interroge l’enfant et interagit avec lui, l’intelligence artificielle adaptant le dialogue sans jamais modifier la méthode d’apprentissage.

Via une application dédiée, les parents peuvent photographier la leçon à travailler, définir la durée des séances et suivre les progrès de l’enfant, identifiant ainsi ses blocages et les notions nécessitant une révision. Kaïdo ne se substitue pas au rôle parental, mais optimise leur intervention en leur permettant d’apporter une aide ciblée et efficace.

Le principe fondamental de Kaïdo est de ne jamais donner la réponse directe. Il reformule les énoncés, questionne l’enfant sur sa démarche et l’encourage à persévérer malgré les erreurs. L’objectif n’est pas de terminer l’exercice à tout prix, mais de reconstruire la méthode qui permettra à l’enfant de le refaire seul. C’est là toute la différence avec les outils d’IA généralistes qui, interrogés sur un problème, fournissent immédiatement le résultat, incitant l’enfant à recopier sans réellement apprendre. Selon Ghislain Foucque et Jérémy Noble, fondateurs de Kaïdo, l’ambition était de créer « un objet posé sur un bureau, pas un écran de plus dans une chambre d’enfant. Ni une énième technologie qui résout les problèmes à sa place. Avec Kaïdo, l’enfant apprend à faire ses devoirs, pas à s’en débarrasser. »

Sécurité et accessibilité

À l’heure où les jouets conversationnels dopés à l’IA suscitent des inquiétudes, Kaïdo fonctionne dans un cadre pédagogique strictement fermé, sans possibilité de conversation libre, entièrement centré sur l’accompagnement scolaire. Le produit est développé en France, garantit la conformité au RGPD et est hébergé en Europe, assurant ainsi la protection des données des utilisateurs.

Sur le plan économique, les familles françaises dépensent environ deux milliards d’euros chaque année en soutien scolaire, plaçant la France au premier rang européen. Ce budget n’est pas accessible à tous, alors même que l’école primaire est une période cruciale pour la construction des bases de l’apprentissage. Une heure de cours particulier coûte en moyenne entre 30 et 50 euros. Kaïdo propose un coffret à quelques dizaines d’euros, complété par un abonnement mensuel comparable à celui d’une plateforme vidéo, soit moins d’un euro par jour d’accompagnement. Cette tarification vise à rendre l’aide aux devoirs accessible à un plus grand nombre de foyers, démocratisant ainsi un service qui était auparavant un privilège.

Disponibilité et perspectives

Actuellement, Kaïdo existe sous la forme d’un prototype entièrement fonctionnel, incluant la sphère, l’infrastructure vocale, l’application parent et le site web. La campagne de précommande sera lancée à la mi-septembre sur la plateforme Ulule, marquant une étape clé dans la commercialisation de ce nouveau compagnon scolaire.

SOURCE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Kaïdo