Retour sur le lancement du partenariat entre la FDJ et Warner Bros !

Retour sur le lancement du partenariat entre la FDJ et Warner Bros !

FDJ

Invité pour une séance privée du récent film de DC Comics, Justice League, le 6 décembre dernier fut aussi l’occasion d’en savoir plus sur le jeu en ligne Justice League de la Française des jeux en partenariat avec Warner Bros, une grande première. Face à la mutation et l’évolution du secteur du jeu, la Française des jeux a décidé d’élargir son offre digitale en lançant une nouvelle gamme de jeux interactifs, Illiko. Parmi les jeux de la gamme Illiko, vous trouverez le jeu Justice League qui permet, avec une mise d’1€ de remporter jusqu’à 1000€ de gain et de participer au tirage du Super Jackpot de 10 000€. Le but du jeu est de récolter un maximum de symbole afin de détruire son adversaire. La mécanique de jeu est assez intuitive et reprend la façon de faire des jeux à succès.

Critique du film Justice League de Zack Snyder 2017

Après la mort de Superman, le monde se remet difficilement. Batman agit dans l’ombre pour identifier la menace qui plane. Lorsqu’il comprend le danger, il décide de monter une équipe de personnes aux pouvoirs extraordinaires pour une ultime bataille. Avec toujours Zack Snyder à la réalisation (300, Watchmen), Christopher Nolan à la production (Dunkerque, trilogie The Dark Knight), sur une musique de Danny Elfman (Spiderman, Sleepy Hollow), Ben Affleck (Gone Girl, Argo), Henry Calvill (Man of Steel, Code U.N.C.L.E), Ezra Miller (We need to talk about Kevin, Les Animaux Fantastiques), Gal Gadot (Wonder Woman, Fast and Furious 4, 5, 6), Jason Momoa (Game of Thrones) et le petit nouveau Ray Fisher. Autant dire tous les ingrédients nécessaires pour un film réussi. Pourtant, tout ou presque peine à nous convaincre. L’ouverture du long métrage est claire : ca va être du pré mâché, a la sauce effets spéciaux. Un petit récapitulatif de l’opus précédent racontant la mort de Superman. Comme si la production se permettait de douter que les spectateurs ne l’aient pas vu. À la suite de quoi, Gotham ouvre ses portes sur un monde en CGI — qui tend plus vers les jeux vidéo qu’une réalité subjective —, sombre, mouillée et hostile. Et alors que certains plans rappellent de loin l’univers Gothique du Batman de Tim Burton, une ombre apparaît. Une ombre qui prend les traits d’un Ben Affleck aussi fade que faible aussi inintéressant que riche. L’histoire démarre. Elle démarre par une présentation plus que classique des personnages en action. Le tout, découpé en plusieurs scènes sans aucun sens commun mises bout à bout. Sans autre but que de dire “voilà c’est lui”. Le film rame et patauge dans une boue d’idées mal organisées malgré l’action continue. Il rame parce qu’ils ont voulu ajouter un ingrédient à cette — douteuse — recette : l’humour.

En effet, Batman a le sens de la répartie d’un philanthrope en armure capable de voler. Flash est maladroitement idiot, à la manière d’un adolescent pouvant tisser des toiles d’araignée. Et Superman quant à lui lance des blagues comme un papa à l’anniversaire de sa fille en crise. Pourtant, cela aurait pu fonctionner puisque le film est co-scénarisé par Joss Whedon, à qui on doit les Avengers au cinéma. Mais Marvel, ce n’est pas DC comics. Marvel c’est très éclairé, toujours sous un beau soleil, et des personnages habités par l’espoir. Là, le monde s’effondre. Steppenwolf (Ciaran Hinds), ou La Fin Du Monde, comme il se fait appeler, bat tous ses adversaires à plate couture. Il y a la nuit, le feu, des morts, des batailles, et des blagues. Ajouter à tout ça des prises de vues réelles et, sans attendre, du numérique, du numérique et du numérique. Saupoudrer de la voix d’acteurs qui ne croient pas en leur personnage ; un montage bâclé ; une musique oubliable et vous perdez le spectateur.

Cependant, le film fonctionne en sa qualité de divertissement. Les deux heures passent sans que l’on s’en aperçoive. Et ça, parce que le métrage a toujours l’avantage de promettre. Wonder Woman brille de son interprétation. Elle est la seule qui croit en son personnage, qui le vit. Aquaman en biker des océans transpire le charisme et rien que le regarder suffit pour satisfaire. D’ailleurs, la combinaison de ces deux protagonistes offre une scène de bataille à la hauteur et réjouissante. Cyborg lui est peut être la plus belle surprise du film. En effet, il est le moins humain de tous et pourtant, le plus humain de tous. Il se cherche, se perd, se trouve, doute. Il est très justement écrit. Mais il vit en retrait de cette “équipe”. Tout comme Flash, ou Batman ou Superman. Paradoxe lorsqu’on lit sur l’affiche “Unite”. Pour faire bref, malgré tous ces ratés, et pourtant plusieurs scènes excellentes et bourrées d’adrénaline, il manque au film un réel intérêt, autre qu’économique, de la part du réalisateur et de toute l’équipe technique et créative pour que naisse cette petite flamme que l’on appelle bon film. Il n’y a ici qu’une production industrielle qui fait comme Batman V Superman, office de transition. Vers quoi ? On ne sait pas.

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