THE LINE Studio dévoile Deaths of Peck

19 Sep 2026 | Jeux vidéo

Deaths of Peck

Le devINITIVE Showcase 2026, diffusé le 16 septembre sur YouTube, a réservé une place à Deaths of Peck, un jeu de plateforme 2D dessiné à la main produit par THE LINE Studio. Au milieu d’une sélection d’environ 90 jeux indépendants espagnols et latino-américains, le projet de JuanPe Arroyo s’est distingué par une mécanique qui renverse l’un des principes les plus familiers du genre : ici, mourir n’interrompt pas la progression. La mort constitue au contraire le moyen d’acquérir les capacités nécessaires pour poursuivre l’ascension d’une tour remplie de pièges.

Deaths of Peck transforme chaque mort en nouvelle capacité

Tout part d’un petit gobelin nommé Peck. Frappé d’une malédiction qui le rend immortel, le personnage doit pénétrer dans une tour occupée par des orcs pour retrouver ses amis capturés. Une situation qui aurait presque quelque chose de confortable pour un héros incapable de mourir définitivement, si l’endroit n’avait pas justement été conçu pour le découper, l’écraser ou le brûler.

Car Deaths of Peck ne se contente pas de rendre la mort sans conséquence permanente. Son platforming de précision repose directement sur elle. Les différentes façons dont Peck passe de vie à trépas modifient son corps et lui donnent accès à des aptitudes particulières.

Une lame peut ainsi couper le gobelin en deux et lui permettre d’effectuer un double saut. L’animation conserve au passage l’humour physique au cœur du concept : Peck se propulse grâce à son propre postérieur pour gagner la hauteur supplémentaire nécessaire.

Un coup de marteau produit un résultat différent. Écrasé, Peck devient une masse molle capable d’adhérer à des clous et à des barres auparavant inutilisables. Le feu possède lui aussi sa fonction, puisqu’il permet notamment de brûler des obstacles et des orcs.

Ce système fait donc des pièges autre chose que des sanctions. Lames, marteaux et flammes deviennent également des outils à identifier et à exploiter au cours de l’ascension.

Mourir, guérir, recommencer : le rythme au cœur de Deaths of Peck

Cette logique ne fonctionne pas à sens unique. Peck peut retrouver sa forme initiale en se soignant, abandonnant alors le pouvoir associé à sa mort précédente. Certains éléments du décor compliquent même volontairement cette gestion : entrer en contact avec un champignon soigne automatiquement le gobelin et lui fait perdre sa capacité en cours.

Deaths of Peck construit ainsi ses séquences autour d’un cycle « mourir, guérir, mourir » dans lequel l’état du personnage détermine les possibilités de déplacement et les chemins accessibles.

L’immortalité n’efface pas pour autant les exigences du platforming. Le jeu repose sur une progression verticale et une chute peut faire perdre une partie du terrain gagné. Il faut donc composer avec les transformations de Peck tout en négociant les passages de précision de la tour.

Cette articulation donne une fonction particulière à l’échec. Là où le jeu de plateforme associe traditionnellement la collision avec un piège à une nouvelle tentative, Deaths of Peck intègre directement certaines de ces collisions à la résolution de ses situations. Se faire tuer au bon endroit et de la bonne manière fait partie du chemin.

Derrière Deaths of Peck, l’animation de JuanPe Arroyo et la production de THE LINE

Le projet porte notamment la signature de JuanPe Arroyo, qui a créé et animé en solo Deaths of Peck. L’animateur a auparavant occupé le poste de directeur de l’animation sur The Amazing World of Gumball pour Cartoon Network. La production est assurée par THE LINE, studio nommé aux BAFTA et également impliqué dans des projets liés à Gorillaz, dont Song Machine et The Mountain.

Cette origine se retrouve concrètement dans l’identité visuelle du jeu : Deaths of Peck est entièrement réalisé en 2D dessinée à la main. Le principe des transformations corporelles de Peck ne sert donc pas uniquement au déplacement. Découpage, écrasement ou retour à sa forme normale changent aussi immédiatement sa silhouette à l’écran, en cohérence avec les mécaniques associées à chaque état.

Pour l’heure, le projet est encore présenté sous la forme d’un prototype. Une phase de playtest gratuite et limitée permet de prendre en main cette première version et de transmettre des retours à l’équipe.

Le devINITIVE Showcase 2026 réunit près de 90 jeux indépendants

La mise en avant de Deaths of Peck au devINITIVE Showcase 2026 s’inscrit dans la deuxième édition d’un événement consacré aux productions indépendantes espagnoles et latino-américaines. Organisé par Caye (@lovelyindies) et Panchi (@djpanchi1), le showcase du 16 septembre a été constitué à partir de plus de 250 candidatures.

Près de 90 titres ont finalement intégré la sélection, répartie sur environ deux heures de programme. Le format mêle premières mondiales, démonstrations exclusives et communications de dates de sortie, avec l’objectif de mettre en relation studios, éditeurs, médias et joueurs autour de la scène indépendante.

Pour Deaths of Peck, cette apparition intervient alors que le prototype est jouable dans le cadre de son playtest. Le principe est déjà clairement posé : gravir la tour, sauver les gobelins capturés et exploiter les multiples façons de tuer Peck pour modifier ses capacités. Dans ce platformer de précision, rester en vie n’est donc pas la condition de la réussite : la progression passe précisément par les morts successives de son petit héros immortel.