DLSS 5
Le NVIDIA DLSS 5 passe du laboratoire au terrain. NVIDIA a officialisé la disponibilité de sa nouvelle génération de rendu neuronal, désormais intégrée à NBA 2K27. Le jeu de Visual Concepts et 2K devient ainsi le premier titre à exploiter le 3D-Guided Neural Rendering, une technologie destinée à enrichir en temps réel l’éclairage et le rendu des matériaux à l’aide de l’intelligence artificielle. Elle fonctionne sur l’ensemble des GPU et PC portables GeForce RTX série 50, ainsi que via GeForce NOW. Une évolution notable pour le DLSS, dont le rôle ne se limite désormais plus à reconstruire l’image ou à générer des frames supplémentaires.
Le rendu neuronal s’attaque désormais aux matériaux et à la lumière
Depuis ses débuts en 2018, le DLSS s’est principalement construit autour d’un objectif : utiliser l’IA pour améliorer les performances du rendu 3D. Super Resolution, Frame Generation puis Multi Frame Generation ont progressivement étendu ce principe, jusqu’à permettre aux technologies DLSS 4.5 de générer ou reconstruire par IA 23 des 24 pixels affichés à l’écran dans certaines configurations.
DLSS 5 change en partie de terrain.
Son 3D-Guided Neural Rendering intervient à la fin de la chaîne de rendu et s’appuie directement sur l’image produite par le moteur du jeu. Géométrie, textures, vecteurs de mouvement, éclairage et différentes données de surface constituent donc la fondation du résultat. Le modèle neuronal peut ensuite enrichir les interactions entre lumière et matériaux sans remettre en cause la structure définie par les artistes.
L’approche permet notamment de travailler la diffusion de la lumière sous la peau, sa transmission à travers les cheveux ou la végétation, les ombres de contact et l’illumination globale. Le procédé reste lié aux informations issues du moteur plutôt qu’à une génération reposant sur une simple instruction textuelle.
Un point essentiel pour un jeu vidéo : l’image doit rester cohérente d’une frame à l’autre.
Une IA conçue pour rester stable en temps réel
L’utilisation de modèles génératifs dans un environnement interactif pose un problème différent de celui rencontré avec une image produite hors ligne. Un personnage ne peut évidemment pas changer de visage au gré des images générées, pas plus qu’un décor ne peut se transformer lorsque la caméra bouge.
Le NVIDIA DLSS 5 a donc été conçu autour d’un fonctionnement déterministe. Des données d’entrée identiques doivent produire des résultats cohérents, tandis que le modèle reconnaît les objets, les matériaux, les relations spatiales et les sources lumineuses à partir des informations du moteur.
Le traitement s’effectue selon un principe d’une image en entrée pour une image en sortie. Les vecteurs de mouvement du jeu participent au maintien de la stabilité temporelle lorsque le joueur ou la caméra se déplace.
L’autre contrainte est évidemment la vitesse. Le réseau neuronal spécialisé doit effectuer son traitement en quelques millisecondes. Il fonctionne localement sur les Tensor Cores des GeForce RTX série 50 et peut assurer ce rendu neuronal jusqu’en 4K sur un seul GPU.
Le chemin parcouru depuis la première présentation de DLSS 5 en mars 2026 est significatif sur ce point : le système fonctionnait alors avec deux GeForce RTX 5090. Six mois d’optimisations du pipeline et du modèle neuronal ont permis à NVIDIA de multiplier ses performances par cinq et d’étendre la technologie à toute la gamme RTX 50, cartes graphiques comme GPU pour PC portables.
DLSS 5 conserve la direction artistique au cœur du rendu
Introduire une couche d’IA dans la dernière étape du pipeline graphique soulève immédiatement la question du contrôle. DLSS 5 ne fonctionne justement pas comme un filtre uniforme imposé à l’image.
Le SDK propose plusieurs modèles aux pondérations différentes. Les studios peuvent sélectionner un modèle pour l’ensemble du jeu ou adapter leur choix aux scènes : végétation dense en extérieur, séquences en intérieur, gameplay ou cinématiques peuvent ainsi recevoir des traitements distincts.
Deux réglages viennent compléter ce dispositif. Structure Intensity agit sur les détails à haute fréquence, parmi lesquels l’occlusion ambiante, les réflexions ou la diffusion sous la surface. Tone Intensity intervient davantage sur l’éclairage général et la réponse des couleurs.
À cela s’ajoute un système de masques sémantiques capable d’identifier les éléments d’une scène. Les développeurs peuvent, par exemple, renforcer le traitement appliqué à l’environnement tout en le limitant sur les personnages. Des masques directement intégrés au moteur permettent également d’isoler des catégories d’objets telles que le verre, les gouttelettes d’eau ou la végétation.
Pour le joueur, cette mécanique complexe reste invisible : DLSS Neural Rendering s’active ou se désactive simplement dans les paramètres graphiques.
NBA 2K27 devient le premier jeu compatible NVIDIA DLSS 5
C’est sur les parquets de NBA 2K27 que la technologie effectue ses débuts commerciaux. Visual Concepts l’utilise notamment pour retravailler la réaction de la peau, des cheveux et des matériaux aux différentes sources lumineuses, tout en conservant la géométrie faciale issue des scans des joueurs réels.
Sur des basketteurs comme Cade Cunningham ou Tyrese Haliburton, le rendu neuronal intervient entre autres sur la diffusion sous-cutanée de la lumière, les ombres de contact et la manière dont l’éclairage traverse ou accroche les cheveux. Le traitement concerne également les spectateurs et le personnel présents autour du terrain.
DLSS 5 ne remplace pas pour autant les autres briques graphiques. Il peut fonctionner avec la rastérisation traditionnelle, le ray tracing ou le path tracing et reste indépendant de DLSS Super Resolution, Multi Frame Generation et Ray Reconstruction. Les développeurs conservent donc la possibilité de combiner ces technologies en fonction de leurs besoins.
La qualité des informations fournies au modèle joue également sur le résultat : une image source bénéficiant déjà de données d’éclairage issues du ray tracing ou du path tracing lui apporte une base plus riche qu’un rendu traditionnel moins détaillé.
Comment activer DLSS 5 dans NBA 2K27 ?
Sur PC, l’accès au DLSS 5 dans NBA 2K27 nécessite une GeForce RTX série 50 et l’installation du pilote GeForce Game Ready 616.64 WHQL. L’option « DLSS Neural Rendering » apparaît ensuite dans les paramètres vidéo du jeu.
Le rendu neuronal peut être combiné avec les réglages de Super Resolution, Frame Generation et NVIDIA Reflex. Il est également possible de basculer DLSS Neural Rendering pendant une partie ou un replay à l’aide de la touche F9.
La technologie est par ailleurs accessible dans le cloud aux abonnés GeForce NOW Ultimate, via les serveurs exploités par NVIDIA et équipés de GeForce RTX 5080.
Côté performances, les mesures officielles communiquées pour NBA 2K27 associent DLSS 5 aux autres technologies DLSS. En 4K, avec le préréglage Ultra et le ray tracing, une GeForce RTX 5090 peut ainsi atteindre jusqu’à 370 images par seconde. En 2560 × 1440, NVIDIA relève jusqu’à 590 images par seconde sur RTX 5090, 410 sur RTX 5080, 350 sur RTX 5070 Ti et 260 sur RTX 5070. Ces chiffres correspondent donc à l’utilisation de la suite DLSS et ne doivent pas être interprétés comme le gain isolé du seul Neural Rendering.
Avec DLSS 5, le DLSS dépasse son rôle historique d’accélérateur
Cette première intégration marque surtout une évolution du périmètre du NVIDIA DLSS. Les générations précédentes concentraient l’apprentissage automatique sur la reconstruction de l’image, la génération d’images intermédiaires ou l’amélioration des informations issues du ray tracing. DLSS 5 ajoute désormais une couche capable de produire des détails d’éclairage et de matériaux qui ne sont pas explicitement calculés de la même manière par le pipeline graphique traditionnel.
Le rendu classique ne disparaît pas : il sert précisément de socle au modèle neuronal. Rastérisation, ray tracing, path tracing et rendu par IA peuvent ainsi cohabiter dans une même chaîne graphique, avec l’image construite par le moteur comme référence structurelle.
Disponible depuis le 1er septembre 2026 dans NBA 2K27 sur les GeForce RTX série 50 et via GeForce NOW, DLSS 5 inaugure donc une nouvelle fonction pour la famille DLSS : l’intelligence artificielle ne sert plus uniquement à reconstruire davantage de pixels ou d’images, mais intervient directement dans la restitution en temps réel de la lumière et des matériaux.





